*L'evidence d'Eridan..

*L'evidence d'Eridan..

Évident, comme ton courage est celui du lion,
Eridan, ton prénom, petit garçon de quatre ans,

Ton sommeil est long, depuis deux mois environ,
Comme dans un rêve, parlez lui il vous entends,

Eridan, victime d'un accident domestique,
Évident, comme ton état était critique,

Ce produit avalé, cette subite souffrance
Ça détruit la trachée, ça pique tel une lance,

Évident, comme l'acidité détruit les organes,
Eridan, petit enfant que la vie condamne,

À se battre, à surmonter ses handicaps,
L'hémorragie interne et ton sang qui s'échappe,

Eridan, ta force fait la fierté de tes parents,
Évident, comme ces blessures qui guériront,

Qu'il te manque un estomac ou une rate,
Qu'importe puisque ton c½ur lui, est intact,

Puisque ton c½ur peut encore aimé,
Puisque ton c½ur peut encore rêvé,

Et puis le temps est passé,
Tes nombreuses opérations,
Tes deux s½urs à ton chevet,
Tes hasardeuses hésitations,

Le soutien des gens qui t'aiment,
Les jouets, le bonheur d'être en vie,
Et respirer sans trachéotomie,

Évident, comme ce rétablissement tant espéré,
Eridan, ce message d'espoir il t'es dédié,

Ne perds jamais ce courage qui t'anime,
Et si un jour il s'enfuit,
Penses à ces cicatrices qui t'abîment.


Djinn

# Online seit Donnerstag, 24. Januar, 2008 um 14:01

Geändert am Sonntag, 25. Mai, 2008 um 07:39

*L'histoire de l'homme qui rit


Brève de comptoir,
Trêve de plaisanterie,
Voici l'histoire de l'homme qui rit,
L'homme qui rit basmati, qui rit jaune
Jaune moisi, jaune feuille d'automne,
Jaune chinois travaillant pour des pommes,
Jaune canari, jaune canari laquais,
Jaune canari laquais d'Asie.

L'homme rit certes à n'en plus finir,
Mais pire que ça: il rit au nez de l'avenir,
Tellement, tellement qu'il est tout rouge,
Rouge indien,
Rouge sang d'enfant africain,

Il passe devant un clochard, qui lui ne rit pas,
Il lui dit: "vous devriez rire mon ami,
C'est bon pour le teint."
Mais le teint, il s'en fout le sans-abris,
Il prefere l'étain, l'or et tout ce qui brille,
Alors sans un mot,
Le clochard, ou le clodo, à vous de voir,
Quitte trop tôt son trottoir.

Le bonhomme suis son petit homme de chemin,
Tout en continuant à rire,
En se disant que "qui vivra, rira!"
Et si vous me demandez pourquoi il pense comme ça,
Je répondrais que je n'en sait rien,
Après tout je suis écrivain moi, pas devin!

Mais voila que l'homme etouffe,
Car celui Kiri trop dans la bouche,
Etouffe, c'est bien connu!

Une dame passe par là,
et voyant que l'homme se convulse,
elle lui dit comme cela:
"Monsieur, à trop rire du malheur des autres,
Un jour ou l'autre son souffle en meurt,
A bon entendeur, salut!"



Djinn

*L'histoire de l'homme qui rit

# Online seit Freitag, 18. Januar, 2008 um 17:02

Geändert am Montag, 01. September, 2008 um 17:04

*La quête du Saint-Mal

*La quête du Saint-Mal

Qui est le bourreau de ton coeur, ce pauvre condamné,
Si ce n'est moi, ou quelqu'autre que tu as su apprivoiser,
Dis, dans quel fourreau l'acier de ton épée fut-il trempé,
Pour mettre en émoi tant de bunkers depuis tant d'année?

Tu as perdu ta mise,
A jouer avec le verbe "aimer"
J'ai fait appel à Artemis,
Qui t'a chassé de mes pensées,

Mais une question subsiste,
Et je ne peux m'y dérober,
Donne moi une quelconque piste,
A laquelle je ne pourrait déroger:

Aimais-tu à crédit,
Ou en avais-tu autant à dépenser?
On me l'avait pourtant prédit,
Mais je n'ai pas écouté,

Tell Guillaume, d'amour tu as touché ma pomme,
Lorsque l'arbre qui m'abritait voulût bercer l'automne,
Le trottoir était gris, et le ciel était sale,
Moi j'étais déja parti, faire la quête du Saint-Mal..


Djinn

# Online seit Mittwoch, 16. Januar, 2008 um 18:03

Geändert am Sonntag, 25. Mai, 2008 um 07:39