Le fou tue.

Le fou tue.

Trop d'années passées à espérer la gloire,
Je n'en peux plus,
Assez, je m'effondre ce soir,
Et la douleur s'atténue,

Oh non, je n'en veux plus,
Arrachez moi ce désespoir,
Que je combat à mains nus,
Reprenez le votre pain noir,

Offrez moi plutôt un peu d'amour,
Ou bien faites moi un peu la cour,
Pour que je n'aille pas voir ailleurs,
Si j'y suis, et si vous y êtes meilleurs,

Allons allons faîtes moi rêver,
Allons allons faîtes moi crier,
Je veux jouer, et puis jouir,
M'amuser, et puis mourir,

Je veux pleurer et rire,
Me leurrer, dire qu'il y a pire,
Apeuré, je veux pâlir,
Et puis crever sans m'en souvenir,

Il n'y aura qu'à danser,
en attendant que celle-ci s'arrête,
Sur ma respiration cadencé,
Mais sans en perdre une miette,

Oh oui je n'attends que ça,
Je vous aime vipères,
Et j'aime vos crachats,
Vos glaires et tout ça,

Et puis c'est tellement bon,
De recevoir vos stupides commentaires,
Oh oui, que vous êtes cons,
De croire que j'en ai quelque chose à faire,

Mais comment m'taire?
Je suis fou vous avez raison,
Alors dès qu'on m'enterre,
Je vous promet, une oraison
Du tonnerre, et un tonnerre d'applaudissement,
Pour moi, et pour vous, une standing ovation!




# Online seit Sonntag, 21. Juni, 2009 um 20:10

Geändert am Freitag, 14. August, 2009 um 17:45

Laids couples.



Un couple heureux qui s'embrasse,
Sous mes yeux, c'est dégueulasse,
Ça me file une gerbe pas croyable,
Des envies de meurtres innommables,

Dis, pourquoi ne suis-je pas à leur place?

Un couple heureux qui rigole,
Sous mes yeux, même pas drôle,
Ça me file une haine sadique,
Des envies pas catholiques,

Dis, pourquoi il est pas pour moi ce rôle?

Un couple heureux qui se promène,
Sous mes yeux, c'est rengaine,
Ça me file une telle mélancolie,
Des envies pas vraiment jolies,

Dis, pourquoi n'est-ce pas moi que tu aimes?




Laids couples.

# Online seit Sonntag, 21. Juni, 2009 um 19:58

Geändert am Mittwoch, 29. Juli, 2009 um 05:27

Propose ton titre.

Propose ton titre.

Têtue et solitaire, elle passait par là,
Vêtue de grands airs qui ne trompent pas,
Fragile mais pourtant peu attendrissante,
Cachant sous le fard ses paupières suppliantes.

Sous le ciel d'un gris de marbre,
Elle flottait tel une ombre,
Que la vie, par mégarde,
Aurait fait mettre au monde.

Aurais-je su quoi dire en m'approchant d'elle?
Nuls mots n'auraient ému une fée si frêle,
Alors je restais muet, marionnette sans voix,
Ébahit par la beauté de son net désarroi.

Si j'avais pu, pour sur, j'aurais bégayer je t'aime,
Même sans la connaître,
Pour qu'un infime espoir la promène,
Et parcourt tout son être.

Cependant je me taisais,
Et dans le silence,
Je la vis s'éloigner,
Sans pouvoir opposer aucune résistance.



# Online seit Freitag, 19. Juni, 2009 um 17:06

Geändert am Montag, 21. September, 2009 um 18:51